lettre ouverte:Concernant Collége Paul Giéra

 A propos du Collège Paul Giéra position personnelle et lettre ouverte de

Max RIEUX  Conseiller Municipal d’AVIGNON opposition de Gauche

 

Collège Paul Giéra : Il est toujours temps de faire marche arrière et de revoir sa copie

Un imbroglio dont il convient de sortir par le haut pour l’intérêt général

En tant qu’élu Municipal d’AVIGNON  bien que la question  « Collèges » ne soit pas directement de ma compétence, vu l’impact urbanistique public et de vie en commun, sur un quartier de la ville, je me sens concerné.

En tant que syndiqué de l’Education Nationale je me sens concerné

En tant que Professeur  de Lycée Professionnel  qui reçoit les  élèves de Paul Giéra je me sens concerné

En tant que militant politique de la Gauche dites «  Gauche de gauche » par les médias je me sens concerné.

Je me dois de prendre position  en argumentant  et en « déminant » ce dossier très complexe où de multiples intérêts  agissent en souterrain et de donner mon point de vue personnel pour une sortie vers un projet de qualité réussite à la fois urbanistique et pédagogique pour les enfants, le quartier ,la Ville, ambition qui va avec la rénovation du quartier.

Tout le monde le sait, le bâtiment doit être détruit pour des raisons de sécurité

Qui a faux  et joue « trouble » dans cette histoire :

-Le sénateur, conseiller général  de la droite ultralibérale du canton Ouest, qui soutien la casse de la carte scolaire régulatrice, qui joue le privé  dans  l’enseignement, qui au Conseil général  monte au créneau dés qu’il s’agit de sortir de l’argent public et qui soutien la politique de désengagement de l’Etat.

- La majorité du conseil général : Qui se dit de « gauche », qui  dit défendre les services publics de proximités sauf ici , qui n’a qu’une vision comptable de la question et enrobe sa décision du concept de mixité sociale, comme si la mixité sociale pouvait se décréter  un beau jour ou se traduire par du « déplacement en centre ville » et  n’était pas d’abord un problème de mixité sociale urbanistique .En libérant la place le Conseil général prends le risque de voir naître un projet privé d’enseignement et de voir se renforcer le privé plus généralement sur le territoire.

-La Députée Maire qui trop heureuse de récupérer un terrain veut semer  là un projet  « Ecole d’art »en lien avec le projet  de Musée d’art contemporain- Fondation Lambert alors que se profile à la Cité Administrative un lieu bien placé pour la réalisation d’un grand pôle  culturel ,si elle vient à se vider.

- l’inspection d’Académie qui en  fixant des « jauges » des ratios  théoriques d’élèves ne tient pas compte  de la  question de donner beaucoup plus aux endroits en difficultés, qui ne tient pas compte de l’expérience accumulée par des équipes pédagogiques  rodées, travail d’enseignement spécifique et je sais de quoi je parle après 20 ans d’enseignement en ZEP.

-Des opinions toutes faites qui parlent de Giéra  comme« machine à échec scolaire », qui ne pèse la réussite que par le Bac, alors qu’il y a bien d’autres filières de réussite professionnelle. Pour avoir accueilli des générations d’élèves de Giéra ,je n’ai pas détecté de vrais spécificités d’échecs liés à cet établissement  et je base mon avis sur un échantillon très diversifié de collèges du bassin de vie autour d’Avignon.

- Ceux qui font abstraction des données démographiques plus 6400 habitants  en 2006 prés de 10.000 habitants de plus si la tendance se confirme dans l’année 2009.

On le voit il est temps de faire marche arrière sur une décision tout à fait discutable que constitue la suppression de cet établissement. Il n’y a pas de honte à se tromper et à revoir sa copie.

Quelques propositions et idées  pour  faire avancer la résolution de la  démolition -reconstruction surplace:

-Un moratoire doit être prononcé  sur la fermeture-disparition .

- Une table ronde ,des « Etats généraux » locaux de tous les collèges de la Ville  Giéra ,Viala, Vernet, Mistral voire plus largement  pour définir une politique cohérente et ce avec tous les acteurs sociaux, pédagogiques ,politiques, les territoires publics. Car une école c’est bien plus qu’une simple école dans la vie commune.

-Voilà des propositions que je mets au débat public pour une sortie d’intérêt général.

Nota : Analyse d’une thèse portée par des gens de bonne foi ????.

Une opinion  défend la fermeture définitive de Paul Giéra  avec comme explication principale

C’est un collège « ghetto sans mixité sociale » générateur d’échec scolaire . Conclusion on déplace la population scolaire en difficulté  et par friction avec une population scolaire venant de classes sociales plus favorisées c’est le « paradis » scolaire  assuré ; pensée à court terme qui ne change  rien dans le temps.

Ce « diagnostic » pris sans nuances et sans explications est-il valide ?

-          Je le dis plus haut je n’ai pas constaté un état particulier sur le sujet venant de Paul Giéra .

-          Une telle opinion est étroite car elle ne voit que la question scolaire oubliant les causes sociales et sociétales plus profondes .

-          Si des établissements scolaires sont sans mixité scolaire c’est que l’environnement urbanistique et social  est sans mixité sociale .Il y a donc un problème de politique de la ville donc une question plus vaste.

-          Si on accepte ce point de vue limité  et à suivre cette logique alors il convient de fermer tous les établissements ayant cette caractéristique « absence de mixité sociale » et de les transporter en Centre Ville ,on sent bien ici la limite absurde de cette proposition, car alors tous les quartiers populaires vont se vider d’établissements scolaires.

Il y a donc une autre politique possible qui vaut le coup d’un combat politique citoyen pour aller vers du mieux.

-Il faut changer et rénover l’urbanisme des quartiers sur un plan de mixité sociale de l’habitat.

-Il faut rétablir la carte scolaire  plan contraignant de la population scolaire.

-Il faut mettre vraiment « le paquet » dans les moyens d’enseignements dans ces établissements réputés en difficultés ,effectifs,méthodes,batiments,enseignants.

Voilà le combat plus global qu’il faut mener pour plus d’égalité républicaine durable retrouver un sol dur sinon toutes les propositions à court terme nous conduirons à des sables mouvants dans lesquels plus on s’agite plus on s’enfonce .

Pour terminer cette étape du débat sur Paul Giéra , je rappellerais une formule de l’écrivain humoriste Alphonse Allais qui parce qu’il y avait des problèmes en ville disait :

«  vous n’avez qu’à mettre les villes à la campagne !!!»

 c’est cette politique de gribouille qu’il ne faut pas envisager si on veut construire le plus d’égalité républicaine possible.

 

 

 

 

 

 

 

18 février 2009 | (C)Communiqués

Trackback URI | Comments RSS

Laisser une réponse

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.