Archive pour février, 2009

Pourquoi je rejoins le Parti de Gauche ( P.G.)

Très succinctement :

Dans les analyses  de politiques générales sur la crise du capitalisme ;crise sociale ,crise écologique,crise démocratique je me retrouve suffisamment en accord.

Sur les propositions stratégiques du combat politique:

-La planification écologique ,un alter développement qui reprend les principes du dévellopement durable.

-Le Front de Gauche en confrontation avec les  thèses des libéraux de droite et les sociaux libéraux centristes du PS dans la politique nationale et européenne çà me va. Je retrouve là mes amis et camarades ,du combat pour le NON au TCE en 2005 ,NON au traité de Lisbonne ,pour changer l’Union Européenne ,mais également ce Front de gauche nous l’avions constitué avant l’heure localement  aux municipales 2008 à travers le Rassemblement de la Gauche ,des Ecologistes et Altermondialistes aux municipales et dans la vie du combat social et sociétal au jour le jour.

Au PG donc mais sur une problématique de convergence des gauches et de rassemblement pour construire la future force de gauche capable d’assumer le changement à Gauche .La longue marche se poursuit .

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février 21 2009 | (H)Politique générale et Europe | No Comments »

lettre ouverte:Concernant Collége Paul Giéra

 A propos du Collège Paul Giéra position personnelle et lettre ouverte de

Max RIEUX  Conseiller Municipal d’AVIGNON opposition de Gauche

 

Collège Paul Giéra : Il est toujours temps de faire marche arrière et de revoir sa copie

Un imbroglio dont il convient de sortir par le haut pour l’intérêt général

En tant qu’élu Municipal d’AVIGNON  bien que la question  « Collèges » ne soit pas directement de ma compétence, vu l’impact urbanistique public et de vie en commun, sur un quartier de la ville, je me sens concerné.

En tant que syndiqué de l’Education Nationale je me sens concerné

En tant que Professeur  de Lycée Professionnel  qui reçoit les  élèves de Paul Giéra je me sens concerné

En tant que militant politique de la Gauche dites «  Gauche de gauche » par les médias je me sens concerné.

Je me dois de prendre position  en argumentant  et en « déminant » ce dossier très complexe où de multiples intérêts  agissent en souterrain et de donner mon point de vue personnel pour une sortie vers un projet de qualité réussite à la fois urbanistique et pédagogique pour les enfants, le quartier ,la Ville, ambition qui va avec la rénovation du quartier.

Tout le monde le sait, le bâtiment doit être détruit pour des raisons de sécurité

Qui a faux  et joue « trouble » dans cette histoire :

-Le sénateur, conseiller général  de la droite ultralibérale du canton Ouest, qui soutien la casse de la carte scolaire régulatrice, qui joue le privé  dans  l’enseignement, qui au Conseil général  monte au créneau dés qu’il s’agit de sortir de l’argent public et qui soutien la politique de désengagement de l’Etat.

- La majorité du conseil général : Qui se dit de « gauche », qui  dit défendre les services publics de proximités sauf ici , qui n’a qu’une vision comptable de la question et enrobe sa décision du concept de mixité sociale, comme si la mixité sociale pouvait se décréter  un beau jour ou se traduire par du « déplacement en centre ville » et  n’était pas d’abord un problème de mixité sociale urbanistique .En libérant la place le Conseil général prends le risque de voir naître un projet privé d’enseignement et de voir se renforcer le privé plus généralement sur le territoire.

-La Députée Maire qui trop heureuse de récupérer un terrain veut semer  là un projet  « Ecole d’art »en lien avec le projet  de Musée d’art contemporain- Fondation Lambert alors que se profile à la Cité Administrative un lieu bien placé pour la réalisation d’un grand pôle  culturel ,si elle vient à se vider.

- l’inspection d’Académie qui en  fixant des « jauges » des ratios  théoriques d’élèves ne tient pas compte  de la  question de donner beaucoup plus aux endroits en difficultés, qui ne tient pas compte de l’expérience accumulée par des équipes pédagogiques  rodées, travail d’enseignement spécifique et je sais de quoi je parle après 20 ans d’enseignement en ZEP.

-Des opinions toutes faites qui parlent de Giéra  comme« machine à échec scolaire », qui ne pèse la réussite que par le Bac, alors qu’il y a bien d’autres filières de réussite professionnelle. Pour avoir accueilli des générations d’élèves de Giéra ,je n’ai pas détecté de vrais spécificités d’échecs liés à cet établissement  et je base mon avis sur un échantillon très diversifié de collèges du bassin de vie autour d’Avignon.

- Ceux qui font abstraction des données démographiques plus 6400 habitants  en 2006 prés de 10.000 habitants de plus si la tendance se confirme dans l’année 2009.

On le voit il est temps de faire marche arrière sur une décision tout à fait discutable que constitue la suppression de cet établissement. Il n’y a pas de honte à se tromper et à revoir sa copie.

Quelques propositions et idées  pour  faire avancer la résolution de la  démolition -reconstruction surplace:

-Un moratoire doit être prononcé  sur la fermeture-disparition .

- Une table ronde ,des « Etats généraux » locaux de tous les collèges de la Ville  Giéra ,Viala, Vernet, Mistral voire plus largement  pour définir une politique cohérente et ce avec tous les acteurs sociaux, pédagogiques ,politiques, les territoires publics. Car une école c’est bien plus qu’une simple école dans la vie commune.

-Voilà des propositions que je mets au débat public pour une sortie d’intérêt général.

Nota : Analyse d’une thèse portée par des gens de bonne foi ????.

Une opinion  défend la fermeture définitive de Paul Giéra  avec comme explication principale

C’est un collège « ghetto sans mixité sociale » générateur d’échec scolaire . Conclusion on déplace la population scolaire en difficulté  et par friction avec une population scolaire venant de classes sociales plus favorisées c’est le « paradis » scolaire  assuré ; pensée à court terme qui ne change  rien dans le temps.

Ce « diagnostic » pris sans nuances et sans explications est-il valide ?

-          Je le dis plus haut je n’ai pas constaté un état particulier sur le sujet venant de Paul Giéra .

-          Une telle opinion est étroite car elle ne voit que la question scolaire oubliant les causes sociales et sociétales plus profondes .

-          Si des établissements scolaires sont sans mixité scolaire c’est que l’environnement urbanistique et social  est sans mixité sociale .Il y a donc un problème de politique de la ville donc une question plus vaste.

-          Si on accepte ce point de vue limité  et à suivre cette logique alors il convient de fermer tous les établissements ayant cette caractéristique « absence de mixité sociale » et de les transporter en Centre Ville ,on sent bien ici la limite absurde de cette proposition, car alors tous les quartiers populaires vont se vider d’établissements scolaires.

Il y a donc une autre politique possible qui vaut le coup d’un combat politique citoyen pour aller vers du mieux.

-Il faut changer et rénover l’urbanisme des quartiers sur un plan de mixité sociale de l’habitat.

-Il faut rétablir la carte scolaire  plan contraignant de la population scolaire.

-Il faut mettre vraiment « le paquet » dans les moyens d’enseignements dans ces établissements réputés en difficultés ,effectifs,méthodes,batiments,enseignants.

Voilà le combat plus global qu’il faut mener pour plus d’égalité républicaine durable retrouver un sol dur sinon toutes les propositions à court terme nous conduirons à des sables mouvants dans lesquels plus on s’agite plus on s’enfonce .

Pour terminer cette étape du débat sur Paul Giéra , je rappellerais une formule de l’écrivain humoriste Alphonse Allais qui parce qu’il y avait des problèmes en ville disait :

«  vous n’avez qu’à mettre les villes à la campagne !!!»

 c’est cette politique de gribouille qu’il ne faut pas envisager si on veut construire le plus d’égalité républicaine possible.

 

 

 

 

 

 

 

février 18 2009 | (C)Communiqués | No Comments »

Dossier l’eau et le plomb en COGA-Avignon

Comment faire son beurre avec du Plomb: recette Véolia-ROIG

Intro:Depuis des mois le collectif de l’eau proteste sur la  question des travaux de remise aux normes sanitaires des raccordements encore au plomb en COGA donc en  Avignon.

Lettre du Préfet 84:

                                                                                   Avignon, le 6 février 2009

 

DIRECTION DES RELATIONS

AVEC LES COLLECTIVITÉS LOCALES

ET DE L’ENVIRONNEMENT

Bureau du contrôle de légalité et de  l’intercommunalité lRef : D2 B2 TVA

Téléphone : 04.88.17.82.35

Télécopie : 04.90.16.47.08

 

 

 

 

 

                                                                                                Le Préfet de Vaucluse

                                                                                                à

                                                                                                Madame la Présidente de la

                                                                                                Communauté d’agglomération

                                                                                                du Grand Avignon

 

 

OBJET: financement des travaux de suppression des ouvrages en plomb des réseaux     d’eau potable

 

 

Mon attention a été appelée sur les conditions de suppression des ouvrages en plomb des réseaux d’eau potable concernant les communes membres de la communauté d’agglomération du Grand Avignon. Les représentants des usagers de l’eau contestent la participation de la collectivité au financement de ces travaux, dont la prise en charge incombe exclusivement aux délégataires.

S’agissant d’Avignon, cette obligation résulte du dispositif contractuel. En effet, l’article 25-4 de la convention du 14 août 1985 prévoit que « les travaux de renouvellement des branchements sont à la charge du fermier..». L’article 5-2 de l’avenant n° 8 du 27 mars 2002 prévoit que « dans le cadre de ses obligations de renouvellement, le fermier s’engage à renouveler les branchements dans les conditions de l’annexe n° 3 ». Le même article 2 prévoit aussi que « le fermier s’engage, en outre, à renouveler tous les branchements en plomb avant le 31 décembre 2013 ».

 

La suppression des branchements en plomb constitue un objectif prioritaire. Les délégataires doivent donc répondre impérativement à cette obligation. Il ne parait pas normal, pour autant, de faire supporter le financement de ces travaux aux collectivités, le montant des redevances concernant l’eau potable et l’assainissement étant censé couvrir l’ensemble des charges d’exploitation. L’article 57 de la Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques précise, en effet, que les « redevances concernant l’eau potable et l’assainissement couvrent les charges consécutives aux investissements, au fonctionnement et aux renouvellements nécessaires à la fourniture des services, ainsi que les charges et les impositions de toute nature afférentes à leur exécution ».

La suppression des branchements en plomb ne constitue pas non plus une charge nouvelle susceptible de justifier une révision des dispositions financières de la convention, du moins pour les conventions signées récemment (Morières, Villeneuve, Les Angles). Il s’agit, au contraire, d’une obligation connue bien antérieurement à la signature de ces conventions. Les délégataires sont soumis à l’obligation d’entretien et de renouvellement des ouvrages qui implique naturellement le remplacement régulier des équipements. Le financement de ces travaux relève donc bien des charges normales d’exploitation.

Je vous invite, en tout état de cause, à rappeler ce principe général aux délégataires. Je vous remercie de bien vouloir me communiquer les observations que l’examen de cette affaire appelle de votre part.

 

 

 

 

                                                                                                                             Pour le Préfet,

                                                                                                                 la Secrétaire Générale

Communiqué du Groupe RGEA-Castelli

 

 

André CASTELLI

Groupe opposition municipale

Mairie d’Avignon.

 

Ce n’était donc pas un coup de tuyau en plomb dans l’eau

Le Préfet donne raison aux usagers de l’eau. VEOLIA doit payer les travaux de branchements remplaçant les tuyaux en plomb.

Lors du Conseil Municipal d’Avignon du 20 Janvier, au nom de mon groupe j’adressais une question écrite à Mme le Maire pour dénoncer la délibération de la COGA visant à faire payer indûment  les usagers de l’eau les réparations de réseau incombant au fermier. Nous relayions ainsi une lettre adressée aux élus et avons été les seuls à le faire. Le préfet de Vaucluse, avec rapidité, vient de s’adresser à la Présidente de la COGA pour donner raison au collectif et par la même à notre groupe. De son côté, Gilles GIAIMO, élu communiste de Morières  avait également  porté cette question dans le débat du conseil communautaire du 2 Février.

Dés lors la question est non seulement de constater que nous avions raison, mais de faire en sorte que la Présidente de la COGA, respecte les termes du contrat d’affermage et convienne de répondre favorablement à la demande du Préfet. On se souvient du peu de cas réservé aux attendus de la cour des comptes sur la gestion de ces dernières années.  Au moment où les budgets sont qualifiés « de budgets de crise » la COGA et la ville d’Avignon laisseront-elles échapper une opportunité de baisser les dépenses et d’alléger la facture fiscale pour les ménages ? Ce serait un comble. Cela d’autant plus que la crise n’a pas empêché à ce jour les profits du CAC 40 de nourrir les actionnaires (85 Milliards de profits prévus pour 2008).

 

 

Questions et commentaires :

Les branchements en plomb  de l’eau en Avignon –COGA soulèvent des questions fondamentales

- Elles montrent l’utilité de l’exercice de la démocratie participative citoyenne par l’intermédiaire d’une association telle que le Collectif de l’eau qui par l’action massive et par la lecture attentive des contrats  et règlements qui sans cette critique  bien argumentée ,ne sont pas sortis de l’obscurité  par son action indépendante des pouvoirs , de tous les acteurs privés et publics.

-Elles montrent l’utilité de la démocratie représentative et sa difficulté d’exercice, en effet sur l’eau qui est devenue une compétence COGA, il est incontestable que la décision finale vient du conseil Communautaire , même si une question impacte fortement les Avignonnais  avec cette démocratie qui s’éloigne du citoyen, il est possible de supprimer même le simple débat ou l’avis du Conseil Municipal. Au final si cette pratique de non débat (soutenue par Mme ROIG, mais non obligatoire) se systématise le conseil municipal en viendra à ne plus débattre que de la séance supplémentaire du chanteur de Mexico à l’Opéra.

-Elles montrent des relations troubles avec les Multinationales délégataires de services qui cherchent à tirer  le maximum de profits pour leurs actionnaires et donc l’intérêt de remettre la puissance publique aux manettes. Dans ce cas précis Véolia et consort économisent  6.5 M€  au titre de délégataires et plus fort encore le marché de la réalisation des travaux leur est attribué donc on double la mise. Si çà ce n’est pas de l’exploitation privée de position dominante ! !! «  Tolérée »  par le pouvoir public « complaisant » et inaccessible à l’usager moyennement  avisé qui au final  COGA ou Véolia paye la note . Elle n’est pas belle la concurrence libre échangiste de marché !!! Manque plus qu’à vendre le plomb et c’est « carton plein » ou « jackpot ».

Bien entendu nous contestons  et continuerons à contester les pratiques « abusives » des Délégations de Service Public et si on tente de nous faire taire par la porte, nous protesterons par la fenêtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

février 14 2009 | (B)Dossiers Municipaux en cours and (J)Tout sur la COGA | No Comments »

Compte Rendu du Conseil Municipal d’Avignon du 6 fev.2009

CR du conseil municipal du 6 Fev 2009

Ambiance générale :

Mme Le maire ayant écrit aux groupes d’opposition pour « faire un rappel au règlement » du CM notre groupe RGEA seul  a répondu par diffusion en entrée du CM du texte ci-dessous ( seul car après proposition aux autres groupes d’opposition ils n’ont pas jugé bon de venir dans l’initiative) :

Mme le Maire, chers collègues

Par lettre privée et publique dans la presse vous avez bien voulu attirer notre attention sur le déroulement du Conseil Municipal.

 Nous y apportons réponse.

Sur les questions de forme :

Vous nous faites un rappel aux règles et notamment le pouvoir de la police des débats  de la part de la présidence du Maire  , chose incontestable .Cependant si  ce pouvoir de présidence  depuis  sa position dominante  ,participe des « troubles »  par des interruptions intempestives  durant les interventions de l’opposition ,  par des commentaires désobligeants  , par des interventions interminables sur tel ou tel sujet sans possibilités de réponse  ou par des réflexions qui  laissent entendre que nous serions dans une classe dont vous seriez la maitresse  d’école ,nous disons que vous tenter d’abuser de votre position dominante ,vous vous trompez de lieu.

Non Madame le maire vous n’avez pas devant vous des enfants, vous avez devant vous des élus républicains qui représente 48,2 % de la population d’Avignon, dans notre posture d’opposant nous sommes appelés à contester, à critiquer, à questionner  et même à approuver  si le sujet nous semble constructif et d’intérêt général .

Madame le Maire  le respect est un comportement mutuel, si vous assurez avec équité la présidence, nos débats gagneront en sérénité et en argumentation.

Sur le  fond des questions orales :

Vous invoquez « l’intérêt local » de ces questions, nous estimons toujours que proposer des actions modestes, soit humanitaires, soit culturelles pour aider à notre niveau à des questions plus globales, telle qu’aider à la construction d’une situation de Paix, sont de notre responsabilité et de notre niveau. La thématique de la Paix au moyen orient vous a troublée soit !!!. Mais il n’y a pas si longtemps  sur l’affaire de l’otage  Ingrid Bettencourt  par exemple nous avons le souvenir d’un soutien de la mairie au mouvement populaire, qui devant l’Hôtel de ville travaillait à sa libération, alors « intérêt local strict » ???? ;  vous le voyez les  problèmes ne sont pas toujours  d’une « pureté locale » dans une vie de la Cité  et tout en restant à notre place modestement nous pouvons apporter une pierre à  la construction  de solutions positives ,  car les citoyens  d’Avignon pris dans un monde global de l’information ne restent pas indifférents au Monde ,et donc ponctuellement sans en faire un alpha et un oméga  de la vie publique locale Municipale ,il est bon de temps en temps de travailler à un bien être humain plus général .

Avignon le 6 Février 2009                                                            Le groupe R.G.E.A-Castelli

Visiblement Mme le ROIG  n’a pas du prendre le temps de lire notre texte pourtant court, vu le déroulement du CM.

Le plat de résistance le Budget primitif : 

Intervention d’André Castelli :

Conseil municipal du 6 Février 2009

Intervention du groupe opposition RGEA sur le BP 2009 de la ville d’Avignon.

Madame le Maire,

En introduction

Nous souhaitons rappeler de manière synthétique les grands chapitres du document ayant servi au débat d’orientation budgétaire.

Vous avez, vous-même énoncés le titre de ce « DOB », en disant :

C’est la crise.

Il est écrit dans ce document :

  

Page 5 : Une crise structurelle des ressources

   Page 6 : Une perte d’autonomie des recettes

   Page 7 : Une baisse des compensations fiscales

   Page 8 : La contrainte de l’Etat pèse et pèsera sur les budgets des collectivités

   Page 9 : Grand Avignon … une réforme menaçante (celle de la TP)

 

Tels sont les têtes de chapitres d’un scénario de crise explicite, traçant les contours d’une année catastrophe. Nous voulons surtout rappeler qu’en fait de crise il est nécessaire de clarifier les choses. Nous sommes dans la rencontre de deux phénomènes bien identifiés.

D’une part la conséquence de la crise d’un système qui a tout misé et continue de le faire, sur la spéculation financière au détriment de la croissance économique et sociale et de la valorisation du travail ; et d’autre part les conséquences de la politique de droite accélérant les déficits du budget de la nation, qui pèsent sur les collectivités locales en se désengageant de plus en plus massivement de ses charges et responsabilités.

 

Tout cela Mme le Maire, pour dire qu’en votre qualité de député vous adoptez sur les bancs du Parlement, les mesures prises par le gouvernement et mettent à mal vos propres finances locales.

S’il s’agit bien d’une crise, elle n’est donc pas un coup du sort surnaturel, mais le produit d’une décision politique portant une stratégie du système capitaliste qui heurte de plein fouet l’intégrité et l’autonomie de nos communes.

 

L’analyse du BP 2009.

 

Pour ce qui est du budget de fonctionnement.                                                   

 

Nous nous sommes légitiment posé la question : ce BP allait-il être de nature à s’attaquer à la crise et combattre cette crise pour l’intérêt général des avignonnaises et avignonnais ou allait-il accompagner cette stratégie de crise sans y apporter de solution ?

Nous constatons que c’est cette deuxième option que vous avez retenu. Pire que cela même, vous décidez dans ce budget de faire payer aux contribuables et aux avignonnais les désengagements de l’Etat ; en augmentant la fiscalité vous puisez dans leurs portes monnaies les manques de recettes dus à ces désengagements.

 

C’est là la logique que nous retenons de votre BP. Vous avez, durant 10 ans brandi le drapeau immaculé de toute augmentation des taux de fiscalité : 2009 est marqué par une hausse de 6,5% des taux et prés de 10% en masse du produit fiscal issu de cette augmentation. C’est énorme et cette logique qui vous porte laisse entrevoir qu’il s’agit d’un redémarrage de la hausse très forte de la fiscalité, sans aucun projet de développement structurant et au service de la population. En 2010, avec la même progression vous aurez rattrapé la neutralisation des 10 années précédentes. La facture sera insupportable.

 

 Sur quoi nous appuyons-nous ?

   La lecture de votre projet de délibération suffit pour faire la démonstration.

 

En matière de recettes.

 

Le Chapitre 73. Impôts et Taxes, nous informe qu’il n’y a pas de relation entre la paupérisation de la population qui est réelle et qui provoque l’exonération de 65% des ménages de la TH (Page 15 du DOB) et la progression des ressources , puisque celles –ci sont fondées sur une base décidée par la loi de finance et s’appliquant à la démographie . L’augmentation de la population venant s’ajouter  à cela vous bénéficiez de ressources brutes plus importantes. En fait vous augmentez les taux de 6,5% et escomptez une progression de prés de 10% (9,7%) du produit fiscal pour accuser le coup porté au chapitre suivant.

 

Chapitre 74. Dotations et subventions. Ce chapitre explicite clairement le niveau de désengagement et de perte de financements

   . Il s’agit de la fin de l’effet d’aubaine de la COGA : les concours en provenance de la COGA sont sans évolution par rapport à 2008, donc en diminution par rapport à l’inflation. Le rapporteur du budget de la COGA semble d’ailleurs avoir les mêmes références philosophiques que moi, puisqu’il a placé son propos le 24 novembre dernier dans celle du dicton chinois suivant : Quand le riche maigrit le maigre meurt. Et de rappeler que « la tendance sera à la compression des dépenses et des reversements »

   . Enfin ce chapitre énonce la chute brutale des concours l’Etat.

 

En matière de dépenses

 

Globalement votre projet montre que vous ne placez pas leurs évolutions au niveau de l’inflation, même en proposant des restrictions fortes.

 

.1/3 des départs en retraite ne seront pas remplacés.

 

.Vous prétendez une hausse de 4% du budget de fonctionnement du CCAS (+ 250 000 €). Je prétends que cela sera faux puisque vous avez inscrit une nouvelle recette de 170 000€, ce qui ne porte l’augmentation qu’à 80 000 € et 1,27% .

 

. Quant à l’annonce du maintien à + 1,22% de l’enveloppe de la vie associative, elle ne peut que nous laisser perplexe, considérant que vous avez ouvert le débat sur l’avenir de quelques associations de notre ville (par exemple CASA) et que les retraits de crédits de l’Etat dans ce domaine vont provoquer des coups très durs pour beaucoup de projets.

 

. Vient enfin (et encore) la question de la dette. La dette totale de la ville s’élève à environ 200M€. L’annuité de cette dette à 46 M €.Depuis 2008, la comptabilité publique est soumise à un nouveau régime des intérêts courus non échus. (ICNE). Vous avez donc intégré ce nouveau régime dans le projet de budget et c’est cette nouvelle procédure qui vous permet d’annoncer une baisse des charges financières de -5,6%. En fait vous faites un comparatif de 2 régimes différents de budgétisation de ces intérêts dus, alors que la véritable comparaison aura lieu au BP 2010, voire dans la comparaison entre le bilan 2008 et le bilan 2009. On constate en fait que non seulement il n’y a pas baisse des charges financières, mais qu’au contraire elles sont en augmentation si l’on intègre l’ancienne procédure comptable qui porterait ces charges à plus de 10M€ (+3%). D’autre part, une partie de la dette est entre les mains d’instruments de couverture du risque financier à hauteur de 82,5 M€. A espérer que ces couvertures ne sont pas des produits toxiques, dont acte et tant mieux. Mais rien n’est sûr quant à l’avenir. Ces instruments paraissent pour l’instant vous être surtout utiles pour l’opération de lissage de la dette et de son écrêtement. Mais tout cela a un coût et 2009 nous apparaît comme l’année où commence le paiement de ce coût avec je le répète les incertitudes quant aux opérateurs de ces instruments dont font partis la Royal Bank of Scotland, Deutsche Bank, Natixis par exemple. 38% de la dette est entre les mains de ces spéculateurs ce n’est pas minime.   

Pour ce qui est du budget d’investissement

D’une part vous faites un emprunt dont le montant sera de +38% par rapport à l’emprunt contracté en 2008. C’est la procédure de remontée de la dette à laquelle je faisais référence plus haut, puisque l’évolution des remboursements est au même niveau sensiblement.

D’autre part , vous annoncez à grand renfort de publicité « un plan de relance ». Rien dans votre projet ne laisse apparaître les contours d’un plan qui semble plus de l’effet d’annonce que de la réalité de croissance. Vous annoncez (Avignon Actualité) 31M € et vous ne faites référence qu’à des travaux déjà réalisés ou engagés. Je ne m’étendrais pas sur la salle des fêtes de Montfavet et sur le parking Jean Jaurés cités dans cet article. Au regard des enjeux de territoires, des challenges de véritable aide à la relance de l’emploi, des besoins de réponses urgentes pour l’amélioration de la vie quotidienne de nos concitoyens votre budget est vide de perspectives. Vous n’avez plus le parking Jean Jaurés et une quatrième couche de bitume pour la rue de la République, vous n’avez plus la vente de la SAIEMVA, et les stratégies de vente du patrimoine pour des opérations immobilières se heurtent à la crise.

 

C’est donc globalement un budget d’épuisement que vous nous proposez, ce que nous ne saurions cautionner. D’autant que d’autres options et  propositions pourraient être retenues.

En matière de combat de la politique de désengagement de l’Etat.

En matière de projets publics relevant de l’utilité sociale pour développer notre ville, dans le domaine du logement, de l’emploi et de la culture en particulier.

    

Pour résumer : Il y a de « l’enfumage » dans l’argumentaire Roigiste.

-          L’argument Roigiste de  la pauvreté des habitants me pénalise ne tient pas car les exonérations sont compensées par l’état.

-          En fait entre l’augmention des bases de calcul de l’impôt  et l’augmentation des taux Roigiste  6.5%  ,c’est 10 % de plus que la ville va encaisser.

-          La réduction du stock de  dettes (un budget- 200M€) est due en grande partie au passage à la COGA de nombres de compétences ,au « lissage » par étalement dans le temps ,à une conjoncture de taux d’intérêt intéressant, au temps qui passe (13 ans) à faire des remboursements, l’augmentation mécanique des habitants (probablement prés de 10.000 en projetant le recensement 2006)  et des bases donnant des moyens.

-          Je n’ai pas augmentée pendant dix ans : La belle affaire, si en 2010 elle refait le coup de 6.5% (ce que nous pressentons), çà revient au même que d’augmenter peu à peu.

Il y a là une tactique médiatique d’annonce.

Seul aveu que Le Maire concède à l’opposition et qui rejoint ce que la gauche dénonce depuis des lustres l’Etat libéral se désengage de son rôle social et re- distributeur.

 Rappel pas inutile : c’est cette politique que Mme ROIG soutien à Paris et qui plombe Avignon ,on le constate  malgré les tentatives d’enfumage ,il y a bien une conception de république libérale et de république sociale qui s’affronte même localement.

Les Budgets primitifs annexes :

Celui de l’Opéra à donné lieu à un débat vif qu’il convient d’éclairer.

Paul Hermelin ( Groupe Socialiste) soutien la thèse que la Ville ne peut plus payer des « grosses machines » et qu’il faut en début de mandat avoir le courage de faire des coupes et des remises en cause .

Cette intervention que nous critiquons à permis au maire un beau morceau de « lyrisme » défensif .

Notre positionnement : Pas si simple . En effet si on regarde les dotations financière  de l’opéra ,qui est un établissement qui territorialement rayonne sur beaucoup plus large que la Municipalité on constate ,une baisse considérable de l’état (-9 %) ,peu d’aide du dép 84 ,des absences remarquables ,COGA, Région, Dep.13 ,Dep 30, dont les populations utilisent cet établissement culturel .  Alors toute évolution constructive passe par un tour de table avec tous ces acteurs publics voire à penser éventuellement mécénat .

La vente des immeubles CCAS  Ste Catherine et déménagement Porte Thiers :

Notre positionnement :  Nous n’avons pas une conception « bijoux de famille » qu’il conviendrait de stoker, le débat porte sur la destination et le projet politique .Les hôtels historiques  de Fonseca et Reillanette sont protégés par le loi Malraux et le PSMV et si un projet de logements implante de la population ,pourquoi pas.

A ce propos nous avons  bien entendu le propos enthousiaste de Mme ROIG qui défend cette implantation d’habitat et de population en centre ville et nous saurons le lui rappeler quand viendra la question de l’affectation de l’ex- prison Ste Anne .

Le bilan ZFU par le délégataire CITADIS :

-Sur le bilan financier présenté ,bien difficile d’y voir clair car nombres de postes du budget sont des prévisionnels basés sur des estimations ,c’est donc dans le temps que nous pourrons voir les évolutions réelles .

-Sur un plan plus général de politique économique de la ZFU quelques constats d’étape :

Rappel : la ZFU c’est de l’exonération fiscale et sociale pour les entreprises ,une incitation.

- 500 emplois sur le territoire ZFU ,250 dans le processus ZFU, 71concernent  les habitants de la ZFU .

Deux  interrogations :

-Nous venons d’apprendre que la population d’Avignon est probablement de  prés de +10.000 habitants en projetant la tendance du recensement 2006. Alors ces emplois sont-ils de l’effet ZFU ou de la croissance structurelle ,la question s’éclairera avec un bilan dans le temps.

- En effet très récemment la Politique Sarkosiste annonce  des exonérations générales nationales   pour les TPE ,et la suppression de la TP  coût 25 Milliards d’Euros ,donc nous nous interrogeons sur l’attractivité de la petite ZFU de la ville prise dans ces annonces si elles se réalisent ,à suivre et à voir.

 

 

février 07 2009 | (A)Comptes rendus du Conseil Municipal | No Comments »